Le Festival Mondial de l’Image Sous-marine 

 34ème édition au Marineland d’Antibes

Mercredi 24 - Jeudi 25 - Vendredi 26 - Samedi 27

Texte et photos Laetitia Scuiller

Cette année, pour sa 34ème édition et pour la première fois de son histoire, le Festival Mondial de l’Image Sous-marine se déroule au Marineland d’Antibes. Du mercredi 24 au dimanche 28 octobre 2007, le rendez-vous incontournable des amoureux du monde du silence va réunir le gota des personnalités subaquatiques et va diffuser les meilleures productions sous-marines de l’année. Cette année, pas moins de soixante nations sont représentées et plus de 1000 exposants et artistes du monde entier participent aux festivités.

Rappel pour les non-initiés et ceux qui ne font pas encore partie de la tribu, le FMISM est considéré comme l’évènement de référence internationale où sont primés les meilleurs films et les plus belles images du monde sous-marin. Le festival représente surtout un lieu d’échanges entre amoureux des fonds marins. Qu’ils s’appellent Jean-Michel Cousteau ou Pierre Durand, qu’ils soient photographes, auteurs, réalisateurs, distributeurs du secteur cinématographique, musical ou littéraire, tous sont ici pour exprimer leur passion pour la mer. Ici, tout le monde est traité à la même enseigne et c’est cet esprit collectif et  spontané de passion pour les océans qui fait le succès du festival depuis 34 ans !

Deux institutions d’Antibes réunies pour la même cause

Le FMISM, qui campait l’année dernière sur le port Vauban, est accueilli pour la première fois au Marineland. Une alliance qui, selon Daniel Mercier, fondateur et délégué général du festival, « va permettre de donner une autre dimension à l’événement ». À commencer par l’inauguration qui offrira aux festivaliers un show nocturne au bassin aux orques avec la projection d’un film sur des murs d’eau géants. Plus de 4000 personnes y sont attendues ce soir ! Le parc met également à disposition du festival deux chapiteaux pour les exposants et deux salles de 400 et 1000 places pour les projections des films, reportages et diaporamas. Pour Bernard Giampaolo, directeur général du Marineland, « cette alliance va permettre de réunir deux entités fortes d’Antibes qui oeuvrent pour la même cause : sensibiliser le grand public à la beauté et à la préservation du milieu marin. »


Daniel Mercier, fondateur et délégué général du festival, et Bernard Giampaolo, directeur général du Marineland

Sur ces mots, lors de la conférence de presse du lancement du festival, Daniel Mercier a tenu à s’exprimer sur la présence du festival au sein d’un parc animalier. « Certaines personnes ont refusé de nous rejoindre cette année pour ne pas voir des animaux en cage. Pourtant, si les millions de visiteurs qui fréquentent les parcs allaient en mer pour observer les animaux, ces derniers seraient encore plus perturbés sur leurs lieux de vie et la nuisance serait certainement supérieure. » Un argument partagé par John Kershow, salarié du Marineland depuis 27 ans et aujourd’hui responsable animalier, qui affirme que « rien ne sensibilise mieux à la préservation des cétacés que la rencontre. Le but du parc animalier étant de projeter une image positive des animaux sans les convertir  en clown de cirque. »

D’après le responsable animalier, 60% des animaux du parc sont nés en captivité et 3 des 5 orques présentes sont nées au Marineland. Le parc est d’ailleurs le seul site en Europe où les orques se reproduisent en milieu artificiel. « Ces animaux sont habitués à l’homme et ont besoin d’être stimulés intellectuellement, d’où la justification des spectacles qui représentent pour eux une gymnastique cérébrale indispensable et qui servent à créer une image positive auprès des spectateurs. » Par ailleurs, il faut savoir que le Marineland maîtrise aussi la reproduction des requins gris ainsi que de plusieurs espèces de poissons tropicaux, comme les hippocampes et les poissons clowns.

Pour le lancement du FMISM ce mercredi 23 octobre, le Marineland en a profité pour présenter deux nouvelles locataires, Boris et Laska, deux otaries de Steller. Avec un poids variant entre 600 et 1000 kg, c’est la plus grosse  espèce d’otaries au monde. L’espèce, qui vit dans l'hémisphère nord, est classée dans la catégorie « vulnérable » et est de plus en plus menacée par la dégradation de son environnement et notamment par la fonte des glaces. Un bassin avec de l’eau de mer a été spécialement aménagé pour ces deux otaries venues d’un parc hollandais où un programme inédit de reproduction de l'espèce en captivité est en cours. 

Pour l’heure, le jury s’est attelé au visionnage des 169 films, un record dans l’histoire du festival ! « D’ici samedi soir, nous allons visionner 2200 heures de films dans la catégorie A et 1200 heures de films dans la catégorie B » précise Albert Saladini, journaliste à France 3, moniteur audiovisuel PADI et président de cette 34ème édition du festival.

Après une journée de montage, les exposants sont bien installés et les projections présentent les premiers films en compétition pour cette 34ème édition prometteuse… La première demi-journée du festival s’achève par un impressionnant spectacle aux orques que nous vous ferons partager dès demain…

©2000 - Plongee On Line