Si les mantas et les requins baleine sont les stars incontestées des Maldives, la destination ne se résume pas à ces rencontres sélaciennes et réserve bien d’autres surprises aux 360 000 plongeurs qui s’y rendent chaque année. Pour la plupart d'entre eux, les croisières plongées aux Maldives représentent une valeur sûre pour accéder au nirvana subaquatique.

Qu’ils soient débutants ou initiés, amateurs de sensations fortes, de pélagiques ou accros de macro, les plongeurs et encore plus les photographes et vidéastes, sont inévitablement séduits par la richesse et la diversité des fonds marins de l’archipel. Avec près de 1100 espèces de poissons, 400 de mollusques, 300 de crustacés et 209 de corail, il y a en effet peu de risque de s’endormir sous l’eau…


Espèces pélagiques, les Raies-Aigles (Aetobatus narinari) fréquentent les passes et les lagons. D'une envergure de 2,5 mètres minimum et d'un poids de plus de 200 kg, elles se distinguent par leur robe constellée de points blancs, leur museau proéminent et leur façon de nager en battant des pectorales qui font penser à un oiseau. Mieux vaut ne pas les approcher de trop près à cause de leur longue queue qui comprend un à cinq aiguillons proches de la base.

" Les croisières permettent l'accès aux meilleurs sites et offrent la possibilité de plonger deux à trois fois par jour » avance Jérôme Saron, « les plongées sont plus variées et plus extrêmes en raison des courants forts et volatils dans cette partie de l'océan Indien. » Notre première plongée a justement lieu dans la passe de Ghuli Beyru, avec le courant sortant. La plongée dérive est reine aux Maldives et sera notre pain quotidien pendant toute la croisière. « Lors de la mise à l’eau, il faut descendre rapidement avant de vous stabiliser à une vingtaine de mètres afin d’éviter de dériver à la surface » explique Mika, notre instructeur.

Si les Maldives offrent des conditions de plongée idéales – eaux limpides à 28° et sites accessibles - les passes sont réservées aux plongeurs niveau 2 minimum et les règles imposées sont strictes : rester dans la courbe de sécurité et respecter la profondeur maximale de 30 mètres. « Tout le monde a son ordinateur et son parachute ? » Les derniers conseils donnés, on se jette enfin à l’eau et la magie opère instantanément. On se retrouve dans un ballet incessant de poissons multicolores et l’on comprend mieux l’inutilité de plonger au-delà de 30 mètres. Le long du tombant, entre 5 et 20 mètres, ils sont déjà tous là  : clowns, perroquets, balistes, anges, platax, tétrodons, tortues s’entrecroisent sur un fond chamarré de coraux mous, tandis que dans le bleu, les bancs de fusiliers fusent en rangs serrés devant des carangues aux aguets et quelques pointes blanches en maraude.

©2000 - Plongee On Line