Philippe Sénik : En tant que partenaire du salon de la plongée, j’ai été, avec Subaqua l’un des premiers informés du projet. J’aiimmédiatement répondu favorablement sans même envisager les problèmes que cela allait engendrer. On le fait! on traitera en leur temps les écueils.
D'autant plus que nous avions là une conjonction d’éléments convergents :
- Un besoin d'image auprès du grand public mais aussi des plongeurs, démontrée par l'étude réalisée par un groupe de travail réunissant les acteurs de la plongée et les résultats d’un sondage réalisé sur le site de Plongee On Line.
- Une opportunité inespérée de toucher ces centaines de milliers de personnes, la Tour Eiffel étant le monuent le plus visité au monde.
- Et une volonté affirmée des grands acteurs de la plongée d'oeuvrer ensemble pour le développement de celle-ci.
J’ai donc répondu favorablement sans être freiné par les risques que cela impliquait car on ne pouvait pas manquer cette opportunité.
Le délai très court du projet a engendré de nombreuses contraintes, mais si on ne s’impliquait pas, personne ne l’aurait fait à notre place, et l'on ne pouvait prendre le temps de convaincre les indécis ni d'argumenter contre nos détracteurs.
De plus, Plongée On Line a une position de leader (par opposition à follower : suiveur) sur son marché ce qui crée un certain devoir. Quand on est leader, on se doit d’être une locomotive, d'être innovant et actif, pas uniquement pour conserver sa place mais aussi pour permettre l'aboutissement de grandes opérations telles que celle-ci et entraîner avec nous tous les acteurs de la plongée qui soutiennent de tels projet. Ce genre de train ne passe pas deux fois et ceux qui ne le prennent pas, le regarde passer.
POL : Quelle est votre implication dans ce projet ?
PS : Dans un premier temps, j’ai travaillé a l’organisation pour monter le projet et l’amener à terme. Plongée On Line s’est également impliqué financièrement dans l'opération. Enfin, en tant que média, nous assurons la création des pages web ainsi que le suivi quotidien de l’opération via des reportages photos et vidéos.
POL : Quelles retombées attendez-vous de l’événement en tant que média de la plongée ?
PS : Le but de l’opération est de faire découvrir la plongée loisir au grand public et de montrer que c’est une activité merveilleuse et accessible à tous… Un challenge qui a toujours été celui de Plongée On Line depuis ses débuts.
POL : Quelle est la cible que vous visez à travers cette opération ?
PS : Les Franciliens, les Français et les gens du monde entier ! La tour Eiffel est le symbole de Paris, de la France et même de l’Europe et la plongée est universelle, alors le but de l’opération, c’est de toucher un maximum de personnes. Mais au-delà du nombre de visiteurs, c’est le message que nous souhaitons transmettre qui est important. La plupart du temps, on entend parler de la plongée dans les médias généralistes à l’occasion d’accidents…
Nous souhaitons faire comprendre que la plongée est un loisir, plus qu'un sport, accessible, ludique et agréable, qui au-delà de l’activité physique, procure des sensations et des émotions incomparables.
POL : L’un des objectifs de l’opération est de transmettre un message en faveur de la protection des océans, est-ce que cela fait partie de vos préoccupations ?
PS : C'est une question ?
Nous considérons la plongée comme un vecteur de la protection des océans. Depuis sa création, le site ouvre ses colonnes aux associations telles que Longitude 181, Plongeurs du Monde, Surf Rider ou TUBA et ne manque jamais une occasion pour informer et inciter les lecteurs à participer à des actions en faveur de la protection des océans.
POL : Vous avez participé au groupe de travail des acteurs de la plongée, est-ce que l’opération de la tour Eiffel y est liée ?
PS : Il n’y a pas de lien, mais le groupe de travail a permis de démontrer une volonté commune des acteurs de la plongée pour améliorer la promotion de l’activité et d'impliquer rapidement ceux qui pouvait participer à l'opération.